Très pauvre, ruiné.
« Fauché », à l'origine participe passé du verbe « faucher », est une simple métaphore qui assimile l'état du porte-monnaie de la personne totalement démunie (il n'y reste rien) à celui du champ complètement fauché (il n'en reste rien).
Quant à son extension avec « comme les blés », elle serait apparue en 1899. Si cette comparaison coule de source (le destin d'un champ de blé est d'être fauché), il faut aussi y voir une certaine malice, puisqu'en argot, le « blé » désigne l'argent.
Et si la métaphore parait évidente, on peut tout de même noter qu'au 17e siècle, à une époque où les gens se promenaient encore avec des espèces sonnantes et trébuchantes dans des bourses pendues à la ceinture, le voleur « fauchait » lorsqu'il coupait la bourse et l'emportait.
On retrouve là un lien avec deux des sens argotiques de « fauché » puisque celui à qui on a « fauché » (volé) sa bourse est sans le sou (il est donc fauché).