Etre plus heureux, plus fier qu'un roi.
Il est bien connu qu' « être heureux comme un roi », c'est la félicité suprême. On peut donc comprendre la construction de cette expression de deux manières :
- On est si heureux qu'un roi lui-même serait peu digne d'être un parent proche (on suppose alors pouvoir être encore plus heureux qu'un roi).
- On est si heureux qu'être un cousin du roi ne suffit pas, il faudrait au moins en être le frère ou la sœur, afin de s'approcher du niveau de bonheur auquel seul un roi peut prétendre.
Cette expression indique une notion de plénitude, de satisfaction, pour avoir obtenu quelque chose que l'on a souhaité très fort et/ou attendu très longtemps. Mais elle contient aussi parfois une notion de fierté excessive, proche de la prétention.
Elle s'emploie, par exemple, quand on désigne un père lors de la naissance de son premier enfant, ou un lauréat d'un concours, les deux étant à la fois extrêmement heureux et fiers.
A la fin du 16e siècle, on disait « le roi n'est pas son ami ».
Et Furetière, en 1690, écrit : on dit de celui qui a obtenu une chose qu'il souhaitait fort, « maintenant le roi n'est pas son cousin »