Pour n'avoir rien à se reprocher, Pour éliminer d'éventuels scrupules
« Acquit » est le déverbal d' »acquitter».
On utilise ce verbe à la suite d'un procès lorsque l'accusé est acquitté.
Il est aussi utilisé dans d'autres circonstances : lorsqu'on acquitte quelqu'un d'une dette ou d'une obligation, par exemple, on l'en libère (d'ailleurs, l'accusé acquitté est lui-même libéré de l'accusation qui pesait sur lui).
Mais on peut aussi « acquitter quelque chose ».
Ainsi, « acquitter une dette », c'est la payer, « acquitter sa parole », c'est la respecter, « acquitter une promesse », c'est la remplir, et, c'est ce qui nous intéresse ici, « acquitter sa conscience » c'est effectuer ce qu'on croit devoir faire, selon ce que dicte sa conscience ; ce faisant, on la libère du poids qui aurait pu peser dessus si on n'avait pas fait le nécessaire.
On peut noter que l'utilisation de cette expression sous-entend le plus souvent un manque de conviction : « je l'ai fait par acquit de conscience, pour m'éviter d'éventuels scrupules, mais sans être vraiment convaincu que c'était indispensable. »