S'énerver brutalement et fortement, devenir fou
Aujourd'hui, dans les habitations relativement modernes, les dégâts causés aux appareils électroniques par les courts-circuits et surtensions électriques sont limités (limités, pas empêchés) par des disjoncteurs, qu'on trouve rassemblés dans le tableau électrique central.
Lorsqu'un problème électrique survient, le disjoncteur saute et coupe le courant vers les prises et points lumineux qui lui sont reliés.
Mais autrefois, la protection du réseau électrique intérieur se faisait par des fusibles qu'on appelait aussi des plombs. Du coup, en fondant, le plomb coupait l'électricité vers la zone alimentée et en protégeait les appareils connectés.
Ce plomb qui fondait ou qui pétait et qui empêchait le fonctionnement de ce qu'il alimentait a produit la métaphore des années 1980 qui nous intéresse ici.
On y compare en effet le cerveau à un appareil électrique alimenté à travers des plombs ; et lorsque son propriétaire s'énerve brutalement ou se met à avoir un comportement aberrant, c'est que son cerveau ne fonctionne plus parce qu'il n'est plus alimenté, donc que ses plombs ont pété.
Et c'est tout naturellement, avec l'évolution de la technologie, la disparition progressive des fusibles et la généralisation des disjoncteurs que « péter les plombs » est petit à petit remplacé par « disjoncter ».