Se dit lorsque quelqu'un : rate une affaire pour peu de chose.
Selon Eugène Boutmy, dans son « Dictionnaire de l’argot des typographes » paru en 1883, il existe deux explications à cette expression.
La première viendrait de deux ecclésiastiques, dont l’un s’appelait Martin, qui se disputaient l’abbaye de Sonane. Martin perdit le procès parce que le mauvais emplacement d’un point dans une phrase de l’acte de vente qu’il présentait en modifiait complètement le sens et invalidait ainsi l’acte.
La seconde, que Pierre-Marie Quitard présente comme étant la bonne dans son « Dictionnaire étymologique, historique et anecdotique des proverbes » paru en 1842, vient de l’histoire suivante :
L’abbé d’Asello, en Italie, fit inscrire sur la porte de l’abbaye :
« Porta, patens esto. Nulli claudaris honesto. » (Porte, reste ouverte. Ne sois fermée à aucun honnête homme.)
Mais par erreur ou ignorance, le graveur se trompa et écrivit :
« Porta, patens esto nulli. Claudaris honesto. » (Porte, ne reste ouverte pour personne. Sois fermée à l’honnête homme.)