Conjurer le mauvais sort.

« Croiser les doigts », « cracher par terre », « jeter une pièce dans une fontaine », « trouver un trèfle à quatre feuilles » etc. Les techniques pour amadouer la chance, ou au moins éloigner le « mauvais œil », ne manquent pas.

Et quand on veut conjurer le mauvais sort, il est aussi de coutume de dire : « je touche du bois ».

Comme si cette précaution permettait de se protéger d’une déconvenue. Mais pourquoi toucher du bois aiderait-il votre souhait à se réaliser ?

Pour comprendre cette superstition, il faut comme souvent aller (se faire) voir chez les Grecs.

Dans l’Antiquité, ceux-ci considéraient en effet les arbres comme sacrés. Et plus spécialement le chêne, présenté comme la maison de Zeus, dieu suprême de la mythologie, big boss de l’Olympe.

Une croyance qui venait du fait que cet arbre de grande taille attirait particulièrement la foudre, et comme les éclairs passaient pour une manifestation de Zeus…

Le bois était donc béni des dieux, et ce symbole de chance s’est transmis aux Romains, aux Gaulois… Plus tard, les chrétiens vont se réapproprier cette tradition païenne.

Exit le chêne de Zeus, le fait de toucher le noble matériau fait désormais référence à Jésus, « cloué » sur une croix en bois. Poser la main sur du bois revenait donc à demander à Dieu d’exaucer ses prières.

Aujourd’hui on le fait sans arrière-pensée religieuse. Ça marche même avec le contre-plaqué, et à défaut de bois on peut toujours toucher sa tête..

Notez que les menuisiers sont particulièrement vernis sur ce coup là…