Un avertissement ou une mise en garde, souvent accompagné d'une menace.

« Semonce » est un substantif issu du participe passé du verbe « semondre » du 11e siècle.

Ce verbe a eu plusieurs significations au cours du temps : au 11e, il voulait dire « inviter quelqu'un à faire quelque chose » ou bien « convoquer les vassaux » ; au 12e, il signifiait « sommer quelqu'un de s'expliquer sur un fait » ; au 13e, c'était « convoquer en justice » ; au 15e, on l'utilisait pour « avertir en adressant une réprimande » et au 17e pour « réprimander ».

« Semonce » a suivi la plupart de ces significations. À partir du 15e siècle, il équivaut à un « avertissement ».

Au début du 18e, dans la marine, la « semonce » est un ordre donné à un navire de montrer ses couleurs, autrement dit de hisser le drapeau qui permet d'en identifier l'origine.

Le « coup de semonce » est alors le premier coup de canon , tiré à blanc ou loin de la cible, qui intime l'ordre à un autre navire d'affaler les voiles, de s'arrêter et de hisser des couleurs. Avec la menace implicite que si l'ordre n'est pas respecté, les prochains coups de canon serviront à couler le bateau.

Et c'est depuis le début du 19e siècle que notre « coup de semonce » est, hors du domaine maritime et de manière figurée, devenu un avertissement, souvent assorti d'une menace dans le cas où la sommation ne serait pas respectée.