Les bibliothèques (on le sait depuis l'Antiquité) attirent les rats et les souris, qui ont trouvé dans le papyrus, le parchemin, puis le papier, une nourriture à leur convenance et une relative impunité.
Au figuré et par extension, on appelle dédaigneusement un lecteur toujours penché sur ses livres un « rat de bibliothèque ».
L'auteur américain Savage, dans son roman « Firmin » a pris la métaphore au pied de la lettre et de façon continue. Il raconte la vie d'un rat de bibliothèque bostonien qui mange les meilleurs livres du monde, mais qui s'en pénètrent aussi l'esprit, renversant ainsi le sens péjoratif de l'expression tout en soulignant l'extrême marginalité d'un tel lecteur dans la société contemporaine.