Ce mot est bien curieux….Jugez par vous même

Les différents sens du mot « bout » n'ont pas de fin (si j'ose dire).

Le bout : C’est l'extrémité (« au bout de la table », « au bout de l'année », « de bout en bout », « pousser à bout », « à tout bout de champ », « ne savoir par quel bout », « à bout d'arguments », etc.…)

C'est aussi tout près (« à bout portant », « bout à bout »)

Ou encore un morceau, une partie (« un bout de pain », « un bout de chemin », « un bout de chou »)

Ou une restriction (« accepter du bout des lèvres », « manger du bout des dents »).

C'est quelquefois un commencement (« tenir le bon bout »), « pour joindre les deux bouts ».

A moins qu'on ne « brûle la chandelle par les deux bouts ».

Auquel cas on serait vite « au bout du rouleau »

Diplomate, on peut « prendre quelqu'un par le bon bout »

Pour venir « à bout d'un problème »...

En faisant attention de ne pas « montrer le bout de l'oreille »..

Si on veut le « mener par le bout du nez »

La raison de ce festival d'expressions, c'est qu'étymologiquement le mot avait trois sens importants :

« Frapper, lancer » (bouter, boutoir, boutade)

« Pousser » (bouton de fleur, bouture)

« mettre » (boute-en-train : celui qui met de l’animation-, boutefeu : celui qui met le feu).

Deux cas intéressants: « bousculer », de « boute-culer », qui, au 13e siècle, associait « bouter » et « cul », d'où « pousser au derrière », et « bouton » (bouton de fleur, boutons d’éruptions cutanées, boutons qui font partie de nos vêtements, bouton de sonnette).