Bordel, maison close, boxon etc….
Au 19e siècle, les michés utilisaient le mot « chabanais » en référence à une célèbre maison ouverte en 1820 rue Chabanais, à Paris.
Plus tard, ils utiliseront couramment le mot « clandé », abréviation de « bordel CLANDEstin ».
Quant au mot boxon, il dérive de l’anglais « box » (boîte) qui désignait une petite pièce (appelée parfois cabinet particulier ou cabinet noir) réservée aux ébats des prostituées dans certaines tavernes sordides.
Au 18e siècle, on disait « L’abbaye des s’offre-à-tous »
Les fidèles de l’abbaye qui nous retient ici ne se préoccupent guère de leur prière quotidienne. Encore que les confessions sur l’oreiller restent toujours possibles. Car, ici, jouissance, plaisirs et débauche ponctuent la vie du lieu. Et si les pieux religieux se détournent a priori de l’endroit, en revanche, noceurs et bourlingueurs savent que les pieux ne manquent jamais dans ce genre d’accueillant prieuré.
En d’autres termes, l’abbaye des s’offre-à-tous abrite d’expertes donzelles plus tournées vers l’exploitation de vaillants braquemarts que vers la liturgie divine.
Toujours en quête de quéquettes, ni frileuses ni farouches, elles exhibent des seins que leurs clients savent honorer sans jamais songer à vénérer d’autres saints.
Bref, nous sommes là au cœur d’une maison close. Ou, plus exactement, d'une maison de tolérance ouverte à l’exercice d’une prostitution codifiée par des textes et contrôlée par la police.
En France, la loi Marthe Richard a interdit l’activité de ces établissements en avril 1946.