Pour la plupart des définitions, (depuis le 17e siècle), il s'agit d'une réunion de personnes.
Ouais... Mais les définitions, au 16e siècle, donnaient une image nettement tranchée :
Congrès : « commerce de l'homme et de la femme » (Gaffiot), « terme obscène » (1690; Furetière), « union sexuelle » (1611; Larousse étymologique).
Cela rappelle l'histoire d'un représentant de commerce qui avait l'habitude de quitter son foyer plusieurs fois l'an pour assister à des congrès ici et là.
Il refusait toujours d'emmener son épouse prétendant que, puisqu'il s'agissait d'incessantes séances de travail, les femmes n'étaient pas tellement bienvenues.
A la fin, l'épouse se rebella et exigea que Jo (c'était le nom dudit représentant) l'emmenât au congrès qui se déroulait à Détroit où, disait-il, il ne connaissait pas grand monde...
En les voyant arriver à l'hôtel, la charmante réceptionniste s'écria :
« Salut, Jo, J'espère que tu ne m'as pas oubliée...»
L'épouse se renfrogna, d'autant plus qu’à l'étage, une ravissante soubrette accueillit Jo avec de grandes démonstrations de joie. Même popularité au restaurant. L'épouse voulut ensuite aller au cabaret. Au vestiaire, la préposée sourit :
« Enfin, te voilà, Jo ! Tu nous manquais »
Quant à la serveuse, fort court-vêtue, elle accueillit le couple en riant :
« Comme d’habitude, Joe ? Champagne ? »
La femme de Jo se mit alors en colère et exigea de rentrer immédiatement à l'hôtel. Chemin faisant, dans le taxi, elle fit une scène terrible à Jo. Alors, le chauffeur se retourna et dit tranquillement :
« Si celle-là ne te va pas, Jo, débarque-la et on va en chercher une autre ».