Du latin « concubina » (coucher avec), était longtemps dénigré comme portant atteinte à la famille.
État d'un homme et d'une femme non mariés qui vivent ensemble comme s'ils l'étaient
Si l'église était favorable au concubinage chez les prêtres avant le 5e siècle, elle le condamna par la suite : les concubins vivaient dans le péché et étaient considérés comme des criminels.
Les germains et les carolingiens connaissaient un second type de mariage suite à un rapt (ou un viol !) de la femme que l'on nommait « concubine » ...».
Sous Napoléon, les concubins ne disposaient d'aucun droit et la société les rejetait durement.
Jusqu'au 19e siècle, le concubinage était l'apanage de la classe ouvrière. Ce n'est qu'à la fin de la deuxième guerre mondiale que concubinage « s'embourgeoise » pour devenir une forme de fiançailles qui permet aux « futurs mariés » de découvrir la vie à deux. Dès lors le concubinage tend à se généraliser.
Les relations extraconjugales, le cocuage, les amants et même la prostitution furent sublimés et faisaient thème dans la littérature classique (la poésie des Troubadours, le fin'amor, Molière, Shakespeare, Feydeau - et tant d'autres...), il n'en était pas de même du concubinage. Trop amoral ? Peu intéressant ? Une perversité qui ne se trempait pas d'encre, semble-t-il...