Avant l'apparition des services postaux, lorsque l'on se mariait, il fallait faire une véritable « tournée » pour informer voisins, amis, famille de l'heureux événement.
Cela prenait du temps, mais surtout, il fallait aller trouver des gens que l'on n'aimait pas, des familiers avec lesquels on était en froid depuis longtemps et que l'on ne souhaitait pas vraiment revoir.
On prit l'habitude de s'y rendre à une heure où l'on était sûr de ne trouver personne à la maison, et on leur glissait un papier sous la porte. Pas bête, l'idée fit son chemin...
Aux billets manuscrits, succédèrent des lettres imprimées, mais d'un format plus petit que les lettres ordinaires. Ces faire-part préparés se trouvaient dans les premières années de règne de Louis 16, chez un unique papetier appelé Colson.
Les faire-part d'enterrements, eux, sont apparus au 17e siècle. Le dramaturge français Edme Boursault, dans son Mercure galant publié en 1683, nous parle de « petits ornements, de devises, d'emblèmes, pour égayer la vue et servir d'agréments aux billets destinés pour les enterrements »