Vient de Hygia, déesse grecque de la santé, fille d'Asclépios.
Dès le 13e siècle, on recommandait aux jeunes filles de faire fleurir leur beauté par la propreté et la netteté... (Et pas seulement de ce qui paraît à découvert).
Mais l'Eglise tonnait contre la promiscuité des bains publics.
En Espagne, après l'expulsion des Maures, le clergé fit fermer les maisons de bains et les Espagnols regardèrent les ablutions comme dangereuses pour la foi et suspectes d' « islamisme» (sic) !
Bref, il ne restait que les prostituées pour se soucier des soins délicats et intimes. Elles se ruaient donc vers les bains pour « laver leurs souillures journalières », mais, ce faisant, chassaient les « prudes femmes » auxquelles répugnait ce voisinage.
Pour plaire, il ne restait donc aux dames et aux filles honnêtes qu'à se parfumer pour chasser les mauvaises odeurs naturelles. Selon le seigneur de Dursac, elles portaient en leur endroit secret des éponges imprégnées de diverses senteurs : « Entre leurs cuisses et dessous les aisselles, pour ne pas sentir l'épaule de mouton... »
Selon le même auteur, « elles sentaient plus fort qu'un lieu d’aisances ».
Ce qui constituait sans doute le meilleur moyen de se protéger contre les agressions sexuelles.