Le signal radio original de détresse était « CQD ». Proposé par Guglielmo Marconi et adopté en 1904, le « CQ » (come quick) était un préfixe général demandant l'attention, suivi d'un « D » pour « distress » (detresse).
Le « CQD » était lu comme « come quick, distress » (venez vite, détresse).
Ce signal n'a pas survécu longtemps.
A la conférence internationale de Berlin, le 3 novembre 1906 le standard allemand « SOS » était adopté, choix officiellement ratifié en 1908. Le signal « CQD » resta utilisé encore quelques années, surtout par les opérateurs britanniques qui l'avaient proposé initialement.
Ce signal est constitué de trois points, trois traits et trois points (· · · — — — · · ·), qui se lisent « ti ti ti ta ta ta ti ti ti ». Ce signal doit être envoyé comme s'il formait une lettre unique, c'est-à-dire en n'utilisant pas d'intervalle inter lettre.
Ce signal morse a été choisi parce qu'il est facilement transmissible et reconnaissable même par un amateur et en présence d'interférences.
Le découpage de ce signal en S, O et S est donc arbitraire, même s'il a été retenu comme le plus intuitif, puisque d'autres séries de lettres peuvent correspondre ; on lui attribua par la suite (par rétro acronymie) les significations « Save Our Souls » (sauvez nos âmes).
Le premier sauvetage à la suite d'un signal de détresse radio fut, en janvier 1909, celui de 1 500 personnes après la collision du Republic et du Florida, récupérées par le Baltic après réception du message CQD.
Le SOS fut utilisé peu après (en conjonction avec le signal CQD), pour l'une des premières fois, par les opérateurs radios du paquebot Titanic, lorsque ce dernier heurta un iceberg le 14 avril 1912. Un des films consacrés à l'histoire du paquebot s'appelle d'ailleurs « S.O.S. Titanic ».