Les Grecs avaient le même mot pour nommer le sperme et le capital : « ousia ».

Pour eux, le sperme était un mélange de sang et d'âme qui naissait dans la tête et suivait le chemin de la moelle épinière. Son émission produisait une crise de type épileptique, dont Platon* fait la description clinique suivante:

« Elle contracte tout le corps, le crispe parfois jusqu'aux sursauts et, le faisant passer par toutes les couleurs, toutes les gesticulations, tous les halètements possibles, produit une surexcitation avec des cris d'égaré. »

Simonnot, reliant ainsi orgasme et capital, commente:

« La jouissance masculine se paie immédiatement, se paie comptant, au prix fort, puisque le capital de l'organisme est entamé et qu'il faut un minimum de temps pour amortir cette dépense, reconstituer le capital dans son intégrité. »

Elle coûte d'autant plus cher que la femme paraît connaître des orgasmes plus économiques !

Dans le premier ouvrage sur l'économie que l'on connaisse, Xénophon, 360 ans avant Jésus-Christ, préconisait la fidélité conjugale.

Ce livre « Yoiku nomos », (la loi de la maison), a donné le mot français « économie ».

L'économie est donc d'abord l'art de gouverner ses passions sexuelles et, par conséquent, la maison, qui abrite l'épouse, les enfants et la domesticité.