L’oignon n’est pas triste : il se défend ! Tant qu’il est entier, il ne fait de mal à personne. Mais dès qu’on le tranche, ses cellules éclatent.

Des enzymes se mettent alors au travail. Elles transforment des composés soufrés en un gaz très volatil, au nom imprononçable : le propanethial-S-oxyde. Il file droit vers nos yeux.

Là, il irrite les terminaisons nerveuses. Le cerveau sonne l’alarme et les glandes lacrymales ouvrent les vannes pour rincer l’œil. C’est une petite arme chimique, de quoi décourager les animaux qui voudraient le croquer.

Les parades ? Un couteau bien aiguisé, qui écrase moins de cellules. Un oignon bien froid, qui libère moins de gaz. Et, à défaut, quelqu’un d’autre pour l’éplucher.

Source : Slate