Autrefois appelée « gâteau des rois -, la galette se déguste traditionnellement le 6 janvier a l'occasion i de l'Épiphanie. On célèbre alors la visite des rois mages à l'enfant Jésus.
Et dire que cette fameuse « galette » aurait bien pu tomber dans oubli !
Déjà, en 1711, alors que la famine s'installait en France, le parlement décida de la suspendre un temps afin que la farine soit uniquement utilisée pour la confection du pain.
Quelques années plus tard, les pâtissiers de Paris intentèrent un procès a l'encontre des boulangers afin d'abolir la galette, qui faisait beaucoup trop d'ombre aux autres pâtisseries. Ainsi, de 1713 a 1717, le parlement rendit plusieurs arrêts interdisant aux boulangers la production d'aucune sorte de gâteau et proscrivant l'utilisation du beurre ou des œufs.
Mais c'est peu après la Révolution Française que le gâteau aura été le plus menacé. En décembre 1792, devant une assemblée acquise a sa cause, le député Pierre Louis Manuel s'insurgeait de l'existence d'une galette en l'honneur des rois.
Souhaitant rayer l'Épiphanie du calendrier, l'Assemblée dut finalement, sous la pression du peuple, trouver un compromis : le « gâteau de l’égalité » célébrera désormais la « fête du bon voisinage », la fève a l'effigie du petit Jésus laissera place a un bonnet phrygien.
En dépit de ces nouveaux usages, la galette des rois resta dans les mœurs du peuple français !
Elle naquit à Paris.
Un maréchal de camp du roi Louis 13 eut l’idée d’embaumer les peaux (à partir desquelles étaient confectionnés ses gants) d’un parfum à base d’amandes amères.
Les pâtissiers parisiens s’inspirèrent de cette idée pour garnir leurs galettes des rois à base d’amandes, d’œufs et de sucre.
Le nom de ce maréchal d’origine italienne était Pompéo Frangipani.