Du latin « sal »

Il peut venir de la terre (on le trouve dans des mines) ou de la mer (l'eau de mer est salée.

On fait évaporer l'eau dans les « marais salants » et c'est du sel marin. Comme le sel était très important, pour conserver la nourriture, pour l'assaisonner, il n'y en avait jamais assez. Un impôt sur le sel s'appelait la « gabelle ».On dit aujourd'hui qu'un prix, une addition a payer sont « salés », parce que le sel était rare et cher.

Il y a beaucoup de mots en « sal » qui ont un rapport avec le sel : l' « eau salée de la mer », le « salé » qui est du porc conservé dans le sel ; on le « dessale » avant de le manger. Le « saloir » est l'endroit où l'on « salait » la viande.

Plus étonnant, le mot « salade », car la salade est assaisonnée (avec aussi du poivre, de l'huile et du vinaigre).

Un autre mot en « sal », c'est le salaire. Aujourd'hui, c'est de l'argent qu'on a en échange de son travail ; mais à Rome, dans l'Antiquité, les soldats recevaient une ration de sel pour une certaine période. Cette ration s'est transformée en argent pour acheter du sel, et s'est appelée le « salarium ». Le mot est devenu en français le « salaire ».

Ce n'est pas tout. Dans certaines régions de France, le « sal » prononcé « saw » puis « sau ». a donné toute une série de mots :

Que l'on retrouve dans « saumure » (normal, c'est un liquide très salé), mais aussi dans « sauce », « saucisse » et « saucisson ».

L’inattendu « saupoudrer », poudrer avec du sel.

Et enfin, « saugrenu », qui voulait dire « plein de grains de sel » (et qui signifie maintenant étrange, inattendu, bizarre et souvent « un peu bête ».