La peur est viscérale.
Qu’on soit ou non « lâche » de caractère (latin « laxare », détendre, laisser aller... on relaxe un prisonnier), la peur est laxative.
Si « j’ai la pétoche » (expression datée de 1930 par Jacques Cellard), c’est que « je pète de trouille », sachant que « trouille » serait la déformation d’un mot rural et régional (Nord) désignant la colique : « drouille ».
Que « je fasse dans mon froc », que j’aie « le trouillomètre à zéro » ou que « je les aie à zéro » (les testicules évidemment, qui se réduisent comme sous l’effet du froid), la peur se manifeste le plus souvent au-dessous de la ceinture.