Être (très) malchanceux, de manière durable. Attirer les ennuis.
Au Moyen Age, lorsqu'un château fort était attaqué, les assiégeants n'étaient évidemment pas accueillis avec des fleurs.
Parmi les armes utilisées par les assiégés, il y en avait une particulièrement redoutable et redoutée : la poix bouillante. Portée à ébullition dans de grandes cuves, la poix, matière visqueuse et collante obtenue par distillation de bois résineux était jetée sur les assaillants du haut des remparts.
Si les techniques de défense ont changé, cette poix a laissé un souvenir extrêmement négatif que l'on retrouve dans la « poisse ».
Ce terme issu du verbe « poisser » (Poix du latin « pix »), a signifié à partir du 20e siècle avoir des ennuis, la malchance qui « colle » à la vie. Plutôt que d' « avoir la poisse », certaines personnes partageuses semblent « porter la poisse », autrement dit porter malheur.