Etre trop bon, un peu naïf, se laisser mener par le bout du nez.

Depuis la fin du 19e siècle, une « poire », c'est quelqu'un qui se laisse aisément duper, par une métaphore venue de la poire bien mûre qui tombe toute seule de l'arbre, comme le dupe tombe facilement dans l'attrape-nigaud qui lui est tendu.

L'adjectif « bonne » atténue le côté méprisant pour faire de la « bonne poire » une victime facile de moqueries ou une personne dont la gentillesse fait qu'on en abuse facilement.

Le caricaturiste Charles Philippon, en 1831, déforme en des croquis successifs la tête du roi Louis-Philippe jusqu'en faire une poire. Le roi était bien sûr une mauvaise poire, à la fois servile envers l'ennemi héréditaire, l'Angleterre, et dure envers le peuple français prolétarisé. Il purgera six mois de prison.