Une traîtrise, une félonie. Un geste d'affection cachant une intention sournoise.

Qui ne connaît pas Judas ?

Pas la petite ouverture au travers d'une porte qui permet discrètement de voir qui a sonné, mais l'homme qui a trahi Jésus et l'a désigné aux soldats qui l'ont capturé.

Petit rappel des faits :

Nous sommes à l'est de Jérusalem, au pied du Mont des Oliviers, dans un jardin d'oliviers qui s'appelle Gethsémani. Jésus, vient s'y reposer accompagné de ses disciples.

Judas Iscariote, un de ses douze apôtres, le trésorier de la bande, présenté parfois comme avare, propose aux religieux de leur dénoncer ce trublion en échange de trente pièces d'argent (les fameux « trente deniers »), il leur propose d'amener les soldats là où se trouve Jésus et de le leur désigner en l'embrassant, ce qu'il fait effectivement.

La suite de l'histoire est connue : Jésus est capturé, condamné et crucifié.

Pris de remords, Judas jette l'argent et se pend.

C'est depuis cette triste histoire qu'un judas est un traître et qu'un « baiser de Judas » est une traîtrise.