Être très pauvre, dans un dénuement extrême.
Qui était Job ? (haï en hébreu)
Il est en effet cité dans l'Ancien Testament.
Job est quelqu'un de très riche et très pieux, jusqu'au jour où, sur les conseils de Satan, afin d'éprouver sa foi, Yahvé laisse Satan lui infliger une série de catastrophes : ses serviteurs sont assassinés, ses troupeaux volés et ses enfants écrasés par l'effondrement de sa maison.
D'autres ne s'en seraient pas remis ou auraient renié leur foi (comment Dieu, s'il existe, peut-il me faire subir tant d'épreuves aussi insupportables ?), mais Job décida alors de vivre dans le plus extrême dénuement : « Nu je suis sorti du sein de ma mère, nu j'y retournerai. Yahvé a donné, Yahvé a repris. Béni soit le nom de Yahvé »
C'est de cette pauvreté extrême, mais volontaire qu'est née notre expression à la fin du 14e siècle.
Pour ceux qui se demanderaient ce que devient Job, voici quand même la fin très résumée de l'histoire.
Pour en rajouter une couche, Yahvé laisse Satan le frapper d'un « ulcère malin, depuis la plante des pieds, jusqu'au sommet de la tête ». Voyant cela sa femme conseille à Job d'admettre que Dieu n'existe pas, ce qu'il se refuse à faire.
Du coup, obligé de constater que la foi de Job n'était pas seulement liée au confort dans lequel il vivait, Yahvé finit par lui rendre la santé et le double de ce qu'il avait perdu.