Dans les règles

Si notre expression a été précédée au 15e siècle de « en forme », cette forme-là n'avait pas de lien avec la bonne forme qu'à celui qui se réveille le matin après une nuit de sommeil très reposante et à qui on fait remarquer qu'il a l'air d'être « en forme ».

La « forme » qui nous intéresse désignait d'abord les manières courtoises, les convenances qu'on retrouvait dans ce « en forme » du 15e siècle.

Au 16e, « forme » s'applique à la fois à la manière d'agir selon des règles convenues et, avec une influence de la « forme » associée à l'aspect, se spécialise en tant que terme juridique avec les sens de « aspect extérieur d'un acte juridique » qui n'est pas vraiment loin de « l'aspect qui respecte des règles ou des normes bien précises ».

Nous avons donc toujours affaire à des règles, qu'elles soient celles du comportement en société ou celles à respecter dans un acte juridique.

On trouve ensuite « en bonne forme » au 17e siècle, chez Molière, entre autres, et c'est en 1700 qu'apparaît l'expression encore utilisée aujourd'hui.

Si le sens de « bon » ne laisse aucun doute, le « due » vient le renforcer en indiquant ce qui doit être, ce qui est nécessaire.