Ne pas participer à la compétition, se retirer, abandonner.
En sport, il n'est pas rare d'entendre qu'un des concurrents a « déclaré forfait » pour dire qu'il s'est retiré de la compétition.
L'expression s'emploie aussi pour Parler de quelqu'un qui abandonne un projet, qui « jette l’éponge ».
Ce « forfait » a un homonyme de sens différent qui désigne « la clause d'un contrat déterminant un prix », Il a en revanche rapport étroit avec un autre, qui signifie dans a langue littéraire « crime énorme ».
Au Moyen Âge, ce mot est emprunté par la langue anglaise qui en fait « forfeit ». || prend alors le sens de « prix, peine » puis, plus spécifiquement, celui de « dédit » : c'est l'indemnité à payer °lorsqu'on ne respecte pas son engagement.
Cette idée de trahison, de manquement grave, se retrouve dans « forfaiture », autre dérivé du verbe « forfaire ».
Au 19e siècle, « forfeit » traverse une nouvelle fois la Manche... mais à cheval ! C'est dans l'univers des courses hippiques que le mot réapparaît en français, retrouvant sa forme écrite d'origine.
Il désigne alors l'indemnité que doit payer le propriétaire pour retirer d'une course un cheval déjà engagé. Ce sens s'est étendu à tous les sports, et c'est dans ce contexte qu'apparaît l'expression « déclarer forfait » bientôt employée au figuré.
Aujourd'hui, l'expression n'est plus réservée au seul domaine hippique. « Déclarer forfait » marque l'abandon, le retrait d'un engagement sportif ou autre.
Le milieu de la boxe a inventé une manière originale de déclarer forfait lors d'un combat : le manager du boxeur en difficulté jette sur le ring l’éponge qui sert à nettoyer le visage du sportif et donne ainsi, à l’arbitre, le signal de renoncement.