Se faire violemment réprimander, et, par extension : se faire battre (en compétition), subir une grave déconvenue ou défaite.
La plupart des sociétés sont organisées selon une hiérarchie censée assurer leur fonctionnement et leur pérennité. À cette fin, et pour savoir qui est qui et qui fait quoi, les hommes ont inventé le grade.
Du latin « gradus », il indique un degré dans un système hiérarchique, notamment chez les militaires.
Quant à « prendre », il a ici le sens de recevoir comme dans « prendre un mauvais coup ».
À l’origine, dans le langage militaire, « en prendre pour son grade » pouvait sous-entendre que quelqu’un recevait un traitement ou une sanction à la hauteur de son rang ou de ses responsabilités.
Mais au fil du temps, l’expression a évolué pour désigner le fait de se faire sévèrement réprimander, peu importe le contexte.
« En prendre pour son grade » est un tour elliptique qui signifie recevoir de sévères reproches à la hauteur, sinon de sa situation, en tout cas de celle de la faute reprochée.