Contrairement à la connotation que d'aucuns lui donnent, l'expression « veiller au grain » n'a pas de rapport avec celui que l’on donne aux poules.

Sur un navire, il faut un veilleur pour signaler le « grain » (vent, tempête ou tourbillon) qui se prépare.

L'expression « veiller au grain » apparaît vers 1831 dans le langage marin. Elle fait référence à ces vents brusques et soudains qui nécessitent toute l'attention, la vigilance et l'habileté des marins afin de pouvoir réagir rapidement et de manière adéquate devant le danger. Les marins restent donc toujours en veille afin de parer à toute éventualité.

De nos jours l'expression « veiller au grain » a surtout gardé, dans le langage courant, son image de vigilance, de prudence afin d'éviter un souci, un danger ou la perte de contrôle des événements dans une situation précise.