La métrologie, activité humaine fort ancienne qui prend la mesure de chaque chose, traduit cette volonté de pouvoir estimer, mesurer, peser et ainsi calculer.

Parmi les innombrables unités de mesure imaginées, le grain a eu sa place dans le système de mesure du roi qui prévalait, avant la mise en place du système métrique décimal à la suite de la Révolution française.

Ce poids léger, le grain valait 0,053 gramme, servait surtout chez les orfèvres et les apothicaires.

Dès le milieu du 17e siècle, « avoir un grain » exprime, par ellipse, « avoir un grain de folie », en d'autres termes avoir un comportement légèrement déréglé.

Si l'on considère le poids moyen d'un cerveau, 1 370 grammes, on peut penser qu'un grain de folie ne pèse pas lourd, mais ce serait oublier l'étymologie de grain du latin « granum » (graine), annonciatrice d'une folie en germe !

A contrario, « avoir une once de bon sens » peut être encourageant, l'once valant 480 grains.