Indique les marques d’intérêt, émotions provoquées par une personne de sexe opposé
Les pêcheurs, qui trucident sans états d'âme les poissons des rivières, connaissent parfaitement l'origine de cette expression qui date du début du 20e siècle.
En effet, à la pêche, on fait une « touche » lorsque le poisson mord à l'hameçon, chose qu'on repère généralement soit parce que la ligne se tend, soit parce que le bouchon s'enfonce.
C'est par analogie avec le monde de la pêche qu'est née notre expression : un individu, considéré comme un prédateur fait une touche, lorsqu'une autre personne, considérée comme la proie, « mord » à l'hameçon virtuel qu'on lui tend et commence donc à se laisser prendre.
Mais l'analogie s'arrête là, l'expression n'indiquant pas si la proie ferrée passera à la casserole, comme le poisson, et si les attouchements qu'elle va alors subir la toucheront.
Plus métaphoriquement, on peut voir dans cette expression une valeur ancienne du mot « touche », qui désignait une émotion. Ce sens correspond au verbe « toucher » (affecter, émouvoir) et à l'adjectif « touchant » dont le sens a été fort, caractérisant ce qui fait grande impression avant de signifier « attendrissant ». Le contact est essentiel dans « toucher », l'attrait physique qui évoque aussi les « attouchements », les contacts érotiques, les caresses ou même les relations sexuelles (« il ne la touche plus ») et la masturbation (« se toucher »).