On ne peut plus hésiter, il faut trancher, il faut prendre une décision. La chose doit se faire. C'est indéniable.
Vous avez inévitablement déjà vu une personne (souvent un enfant) debout et qui, hésitant à répondre, ayant peur de dire une grosse bourde ou de se faire gronder, se « tortille » un moment sur place avant de finir par s'exprimer.
On pourrait facilement croire que l'hésitation et le fait de se tortiller sont reliés par une image de ce type.
Mais que nenni !
En effet, c'est au 17e siècle qu'on trouve l'expression « tortiller sa pensée » pour désigner de façon imagée des cheminements de pensée compliqués.
Par opposition, pour signifier qu'on allait droit au but, sans hésiter, on pouvait donc dire « il n'y a pas à tortiller sa pensée », assez vite raccourci en un « y'a pas à tortiller » attesté en 1756 et qu'on trouvera chez Vidocq, par exemple.
Mais avant, à la fin du 17e siècle, on trouvait déjà un « tortiller du cul », appliqué aux femmes qui marchent en se déhanchant tout en sachant l'effet que cela produit sur des mâles en rut.
La combinaison des deux a donné, à la fin du 18e siècle, un « y'a pas à tortiller du cul » avec le même sens que notre expression.