Honoré de Balzac, dans son vaste cycle romanesque de « La Comédie humaine » (composé de 90 romans), jaillissent plus de 2000 personnages.

Dans le roman « La Peau de chagrin », l'écrivain est aussi l'inventeur d'un objet extraordinaire doté de pouvoirs surnaturels : « une peau de chagrin », c'est-à-dire un cuir grenu (du turc « sagri »–sagrin-) utilisé pour confectionner la reliure des livres.

Cette fameuse peau, du roman de Balzac, a le pouvoir d'exaucer tous les vœux mais se rétrécit à chaque souhait réalisé, tout en ôtant un peu de la vie de son propriétaire (la peau porte une inscription qui prévient : « À chaque vouloir je décroîtrai comme tes jours »).

Preuve de son pouvoir magique, ce talisman est sorti du roman de Balzac pour devenir une expression à part entière : devenir « peau de chagrin », c'est donc constater l'amenuisement de quelque, chose. L'amertume qui en découle pouvant alors aller jusqu'à une autre forme de « chagrin ».