Intuitivement on perçoit bien que traiter quelqu'un de « poule mouillée » n'est pas un compliment.
D'abord être associé à l'image de l'oiseau de basse-cour à ailes et queue courtes et à petite crête dentelée fait descendre brutalement quelques échelons dans l'évolution de l'espèce.
Ensuite, parce que l'on sait que des connotations de bêtise sont attachées à cet animal.
Enfin parce que le qualificatif « mouillée » n'arrange rien : du verbe latin « molliare » (amollir, mollir), il prend ici sa valeur première de « mou » !
« Poule mouillée » au sens de couard, lâche, poltron, peureux, timoré, dégonflé, froussard (les mots ne manquaient donc pas !) fait son apparition au 15e siècle.