Respiration plus forte et plus longue qu’à l’ordinaire, causée souvent par quelque passion, comme l’amour, la tristesse ».
C’est la définition que donne Furetière du soupir en 1690.
Cette expiration bruyante trahit en effet, dès le 12e siècle, un souffle perturbé par une vive émotion, l’oppression douloureuse éprouvée par celui qui craint de n’être pas aimé en retour.
Furetière rappelle ce vieux proverbe français : « Cœur qui soupire n’a pas ce qu’il désire », et note que la formule « C’est l’objet de ses soupirs » sert à désigner une fille, une femme dont quelqu’un est fort amoureux.
Et Littré n’hésite pas à qualifier le soupir du 19e siècle de « gémissement d’amour » !
Quant à celui qui « soupire après une belle », il a reçu logiquement le nom de « soupirant », mot très rarement attesté au féminin.