Une réponse ambiguë ou évasive.

D'après l'Allemand Walter Gottschalk, dans son ouvrage sur la langue française publié en 1930, cela viendrait d'une ancienne loi normande qui permettait à quelqu'un ayant signé un marché, de s'en dédire dans les 24 heures.

D'où le proverbe « un Normand a son dit et son dédit ».

En clair, cela voulait dire qu'on ne pouvait aucunement se fier à la parole et même à la signature d'un Normand puisque, une fois que vous aviez le dos tourné, il pouvait casser votre accord.

La réputation des Normands étant ainsi faite, on constate que, plus tard, chez des auteurs comme La Fontaine, Fontenelle ou Madame de Sévigné, « un Normand » est devenu synonyme de « rusé ».