Celui qui attaque volontairement les arguments d’un autre pour le forcer à les renforcer.
L'expression vient du Vatican.
Jusqu'en 1983, date de sa suppression par le pape Jean-Paul II, l’« advocatus diaboli, (l'avocat du diable ), était un poste où un religieux devait, lors d'un procès en canonisation, réfuter systématiquement les arguments en faveur du « bienheureux » postulant au rang de « saint ».
La tâche de ce « promoteur de la foi » était rude car il devait chercher l’éventualité du mal (du diable) dans la vie de l'impétrant La plupart du temps, la procédure durait longtemps, parfois des années (il n'y avait pas urgence !).
L'expression a quitté le domaine du droit canonique pour désigner une personne qui prend la défense d'une cause perdue ou choquante.