Être bon pour faire les corvées. Être destiné à être exploité.
Au Moyen-âge, la « taille » était un impôt que le serf devait à son seigneur. Le paysan était donc « taillable ».
Mais ce même paysan devait également des journées de travail à son maître, la corvée. Il était donc aussi « corvéable ».
Comme ces corvées et le montant de la taille dépendaient souvent du simple bon vouloir ou du bon plaisir du seigneur, le serf était purement et simplement à sa « merci ».
Et voilà comment avec trois éléments spécifiques d'une partie lointaine de notre histoire, nous obtenons une expression qui est encore utilisée de nos jours, alors qu'on n'utilise plus les deux adjectifs isolément ou dans une autre locution.