« Chaussure, chausses et autres », viennent de « calx, calcis » (le talon)

La « chaussure » revêt le talon et le reste du pied.

Le « chausson » en est le diminutif, chaussure d’étoffe ou de tricot.

La « chausse » anciennement prenait le pied et remontait jusqu’en haut des cuisses et même jusqu’à la ceinture, si bien qu’au 16e siècle les hommes doivent y adjoindre une bourse pour contenir leurs génitoires.

Le « haut-de-chausses », 17e siècle, qui revêt les cuisses et descend jusqu’aux genoux. Il prend, au 18e le nom de culotte (le mot cul) à l’époque n’avait rien de grossier.

Le « bas-de-chausses », qui aujourd’hui encore s’appelle le bas.

Le « caleçon », sous-vêtement, est passé par l’italien « calzoni » qui désigne toutes sortes de culottes ou de braies.

La « chaussée » est l’avenue faite pour être foulée du talon.

Le « rez-de-chaussée » est l’étage de plain-pied, au ras de la chaussée.

« Chausser et déchausser », c’est mettre ou ôter les souliers ou les bottes.

« Chausser la vigne » c’est envelopper de terre le pied de la vigne.

« La chausse-trapes » est une boule de fer hérissée de pointes que le fantassin médiéval sème sur son passage pour que le poursuivant en trépignant (trape) dessus s’y pique les talons.