Certains étymologistes pensent que le mot est issu du chant du coq... Cette version est peu sérieuse, à moins qu’ils n'aient connu, soit un enfant affligé d'une bien grave déficience vocale, soit un coq atteint d'une non moins grave altération du cocorico...

La maladie, la coqueluche, ne fait son apparition en Europe qu'au début du 15e siècle. Elle touche principalement les enfants et on l'appelle d'abord « Tussis quinta ».

En fait, le mot « coqueluche » dérive du latin « cucullus » (capuchon).

Autrefois, les malades se couvraient la tête d'un « coqueluchon » (capuchon) pour camoufler une lésion ou une affection visible (la maladie effrayait...)

D'autre part, les médecins recommandaient aux malades de cette sorte de grippe de se protéger la tête du froid.

La coqueluche sert alors à désigner aussi bien la maladie que le capuchon.

Au 17e siècle, le vêtement, la coqueluche, se métamorphose en une parure à la mode que vêtent les jeunes gens et prend la forme d'un manteau de drap fin ajusté à la taille.

A la cour d'Henri 3 on appelait la « plus belle coqueluche » l'élégant qui, vêtu de sa plus belle coqueluche, embrasait les cœurs et avait le plus de succès auprès de la gent féminine.

Le sens est resté : lorsqu'on s'engoue d'une personne en vogue, celle-ci devient une « coqueluche »