Terme étonnant lorsqu'on sait que le « religieux » n'est pas son apanage, vu son penchant carnassier.

On appelle simplement ainsi la mante en raison de ses pattes antérieures, qui sont repliées et larges, faisant penser à l’attitude d’une religieuse en prière. Le nom de « mante religieuse » renvoie à la posture de prière, les mains jointes, que suggère l’attitude de l’insecte, les pattes avant repliées et collées près du corps. C’est pour la même raison qu’il est surnommé « Prie-Dieu » en Provence.

Connue pour dévorer le mâle après l’accouplement, la mante religieuse ne constitue cependant pas un insecte dont il faut se méfier. Originaire du bassin méditerranéen, cet impressionnant Mantidé représente même un formidable auxiliaire pour le jardinier.

Non, la mante religieuse n’a pas un goût de menthe, même si sa couleur est verte : inutile de vouloir l’attraper pour la transformer en boisson rafraîchissante !

Malgré la croyance populaire, l’orthographe du nom de cet insecte est bien « mante » (qui signifie en grec prophétesse, devineresse). Là encore, sa posture atypique semble avoir nourri le choix du mot.

Elle est renommée pour dévorer son partenaire après l’accouplement.

Il ne s’agit pas d’une agression gratuite : en mangeant le mâle, la mante religieuse profite de protéines et nutriments qui lui permettent de fabriquer les oothèques. Généralement, elle commence par lui dévorer la tête après ou parfois pendant l’accouplement sans perturber le processus.

Ce n’est toutefois pas un comportement systématique : certains mâles adoptent d’ailleurs certaines ruses en offrant un festin à la femelle pour qu’elle évite de les dévorer.

En captivité, ce cannibalisme sexuel semble cependant régulier.