L'origine du mot « mariage » remonte... à la vigne italienne, qui, pour s'épanouir, avait besoin de grimper aux arbres !
Les latins la disaient « marita » (unie). Ce terme se... maria à un autre, « mas » (mâle), pour donner « maritus », qui a pris le sens de « mari, époux » et qui a donné « maritare » (marier, et mariage).
Le mariage date de fort longtemps puisqu'il apparaît dans l'histoire de l'Empire romain et empêchait ainsi les hommes d'enlever les femmes qu'ils convoitaient.
Après un an de vie commune, il était considéré que les couples étaient ainsi unis par le mariage sauf si la femme s'était enfuie pendant au moins trois nuits. Il existait trois formes de mariage :
Le « cum manu » où le père donnait à son gendre l'autorité sur sa fille.
Le « coemptio » qui était une transaction purement commerciale.
Le « confarreatio » qui n'était accordé qu'à l'aristocratie.
Dans tous les cas, le mariage était fait pour transmettre les biens et les conserver dans la famille. La forme de mariage que nous connaissons à l'heure actuelle n'est apparue qu'en 1564.
Le patriarche donnait sa fille en mariage et la demoiselle passait ainsi de la tutelle paternelle à celle de son mari. « Sans mot dire » (mais pas forcément sans « maudire »).
Le baiser des mariés
Voilà encore une coutume que nous devons au Moyen Age.
Aux premières noces, les époux recevaient la bénédiction nuptiale sous le porche, avant d'entrer dans l'église : après l'Agnus Dei, le mari recevait du prêtre le baiser de paix, qui se faisait sur la bouche (passage du souffle de vie) et, comme il ne pouvait procéder de même avec l'épouse, c'est le jeune marié qui était chargé de le lui transmettre, au nom de Dieu.
Aujourd'hui, si le prêtre n'embrasse plus le mari, ce dernier perpétue la tradition du baiser à la mariée.
Jeter du riz sur les mariés
Une autre tradition consistait à jeter du blé sur les mariés, promesse de prospérité et d’abondance (le riz n'était pas encore introduit en France).
Mais bientôt, il fut plus aisé de trouver du riz que du blé dans les magasins, d'où la tradition du riz.
Aujourd'hui, par respect pour ceux qui ne mangent pas à leur faim, on a remplacé le riz par des confettis ou des cœurs en papier.
Casser un verre pendant les mariages juifs
Le jour du mariage, le « hatan » (le marié) casse avec le pied un verre posé sur le sol.
Ce geste commémore la destruction du temple de Jérusalem le 8 septembre 70 par l'armée romaine.
Par ce geste symbolique, signifiant : « Je place Jérusalem au-dessus de mes joies », le jeune couple s'identifie au destin spirituel et national du peuple juif.
Dragées
La tradition des dragées nous vient de l'époque des Grecs et des Romains qui, lors des banquets, aimaient à déguster des amandes trempées dans du miel et des épices (c'est au Moyen Age que l'on confectionne les premières dragées enrobées de sucre).
Pour ce qui est du morceau de tulle, la coutume voulait que chacun des invités reçoive, en guise de souvenir et de porte-bonheur, un petit morceau du voile de la mariée (parfois de sa robe lorsque le voile n'y suffisait pas).
Pour éviter ces dommages, on décida de découper ces carrés porte-bonheur dans un morceau de tulle identique à celui du voile de la mariée et acheté spécialement à cet effet.
Puis l'idée vint d'offrir les dragées traditionnelles enveloppées dans un morceau de ce tulle prédécoupé.
Pièce montée
Dès l'Antiquité, la tradition voulait qu'un pain, ou une galette biscuitée, soit rompue sur la tête de la mariée pour symboliser à la fois la fin de la virginité et le vœu de fertilité.
Chez les Grecs, il arrivait aussi couramment que l'on lance des gâteaux aux mariés, en gage de fertilité et de prospérité.
C'est bien plus tard que, lors de la noce, les convives se mirent à façonner une tour de gâteaux ou pâtisseries : plus la tour était haute, plus elle promettait bonheur et prospérité aux époux (c'est l'idée de la pièce montée avec des choux).
Il semblerait que ce soit la reine Victoria qui ait inauguré la tour de gâteaux à étages que nous connaissons. Et la mode, qui s'est répandue, est devenue tradition.
Enlever la mariée
A chaque noce, les invités guettent l'instant où les mariés « disparaissent » de la fête. Cette coutume trouve ses fondements dans l'époque romaine : pendant que le père consultait les augures, le marié devait « arracher » la nouvelle épousée à son foyer, en commémoration de l'enlèvement des Sabines.
Rappelons pour mémoire que, peu après la fondation de Rome par Romulus, la population était majoritairement masculine. Les Romains cherchaient des femmes pour fonder leurs familles mais les Sabines, leurs voisins, refusèrent que leurs femmes épousent des Romains. Ainsi les Romains enlevèrent-ils les Sabines et purent-ils assurer leur descendance. Dans certaines peuplades, c'était égaiement un acte guerrier montrant la virilité de l'homme : « Je t'enlève à ton père, je suis ton nouveau maître ».
Porter la mariée pour franchir le seuil de la porte
Selon une vieille croyance, les mauvais esprits se cachaient sous le seuil de la maison destinée à de nouveaux mariés afin de nuire à la mariée durant sa nuit de noces. Le mari était chargé de porter la jeune épousée pour qu'elle ne soit pas « touchée » par quelque mauvaise grâce. (Que de nuits de noces gâchées par des lumbagos…).
Lune de miel
Au moyen âge, les moines irlandais offraient aux jeunes mariés un hydromel vineux (miel, raisins et sélection d’herbes dont le formule était secrète) aux vertus puissamment aphrodisiaques.
Il s’agissait, en ces temps-là, d’enfanter au plus vite.
Les époux devaient en consommer tout au long du mois lunaire qui suivait leur mariage. D’où « lune de miel » du nom de ce mois-là et de son hydromel magique.
Boîtes de conserve attachées à la voiture des mariés.
Cette coutume aux origines très anciennes est, elle aussi, dictée par la religion. Une procession armée de casseroles et d'objets divers, qui suivait les époux, était chargée de faire du bruit, censé chasser les mauvais esprits.
La vitesse des voitures aidant (difficile de courir après un véhicule pendant des heures en battant des casseroles), on a eu l'idée d'attacher des objets en métal (d'abord des casseroles) au pare-chocs de la voiture.