A partir 12e siècle, il s'agissait d'un cadeau, (témoignage de satisfaction) : « Voilà pour boire ! » (D’où « pourboire »).

Malheureusement, ce pourboire, récompense volontaire au départ, est devenu pratiquement obligatoire, comme c'est le cas dans les restaurants et à tout propos dans certains pays.

Le grand bouteiller de France était l'un des principaux officiers de la Couronne au 13e siècle ; il avait juridiction sur tous les cabarets et auberges, et prélevait un « droit de forage » (impôt en nature) sur le vin mis en vente sur toute l'étendue du domaine royal.

Ce vin, il pouvait l'utiliser pour son compte ou l’offrir. Certaines complaisances aidant, ce droit finit par prendre le nom de « pot-de-vin ».

De plus, le pourboire (quelques sous... pour un verre) s'est gonflé pour devenir un « POT-de-vin » qui n'a plus rien à voir avec le jus de la vigne, mais qui atteint -corruption politique et économique oblige- des sommes considérables.