De l’arabe « kahoua » (prononcé à la turque kahvé)
De nos jours, la pause-café (coffee-break pour les anglophones) touche selon certains sondages, entre 74 et 94 pour cent des travailleurs aux Etats-Unis et au Canada. Celte habitude, née en Amérique du Nord au début des années 1940, date de beaucoup plus longtemps.
Dans l'Angleterre du 18e siècle, comme dans l'Amérique coloniale de nombreuses transactions commerciales s'effectuaient dans les cafés, C'est ainsi que la célèbre compagnie d'assurances Lloyd's de Londres naquit dans un café, comme d'ailleurs le premier foyer de la Bourse de New York fut le café Tontine, situé dans Wall- Street...
pause-café historique
C'est par dizaines de tasses chaque jour que se mesurait la consommation individuelle de café, le plus souvent chez les intellectuels.
Selon certains, il avait la propriété de développer le talent et de donner de l'inspiration.
C'est au café que l'on doit -paraît-il - l'une des plus belles sonates profanes de Jean-Sébastien Bach.
Rossini disait : « Le café est une affaire de 10 ou 20 jours, le temps de faire un opéra...»
Beethoven exigeait 60 grains de café pour préparer sa tasse, pas un de plus, pas un de moins.
Chez d'autres, le café (et le travail) semblait abréger la vie, comme Balzac, mourant d'épuisement à 51 ans.
Mais certains jouissaient d'une totale impunité : Fontenelle, qui consommait des dizaines de tasses par jour, s'entendait prédire, par un ami, une mort précoce. Né en février 1657. il mourut en janvier 1757, à 100 ans moins un mois...
Voltaire, lui, tentait sagement de limiter sa consommation à 10 ou 15 tasses dans la matinée!
Enfin, l'homme politique français Léon Gambetta, dînant un soir chez le ministre des beaux-arts, demanda que son café lui soit servi dans un grand verre à bière...
café de singe
En Birmanie, on avait tenté de faire pousser du café en altitude, mais l'expérience se révélant décevante, on l'abandonna. Les plants de café poussent toujours à l’état sauvage et les singes s’en régalent, ne digérant que l'enveloppe charnue, la graine elle-même, non comestible, étant rejetée avec les excréments.
Les graines de café, ainsi parfaitement nettoyées, sont ramassées par les tribus de montagne et vendues à prix d'or. Très appréciées en Orient, le prix du « café de singe » est 10 fois plus élevé que celui des autres cafés.