Pour venir à bout d'une place forte assiégée, les assaillants avaient parfois recours à une technique simple qui consistait à affamer les occupants en empêchant tout ravitaillement.
Ils leur « coupaient les vivres », c'est-à-dire la nourriture qui permet de vivre (du latin « vivere » (vivre).
Le temps, la faim, la soif devenaient alors de redoutables adversaires pour les assiégés.
La connotation militaire (que l'on trouve également dans « les vivres et les munitions ») a disparu progressivement avec le développement de l'artillerie (les murailles n'apprécient pas les boulets de canon !) pour prendre un tour civil et individuel au milieu du 18e siècle.
« Couper les vivres » à quelqu'un signifie le priver des moyens de subsistance qu'on lui assurait jusqu'alors. Evidemment, cette action correspond à une punition ou à un moyen de pression en vue d'obtenir quelque chose et les conséquences peuvent être tout autant redoutables qu'à l'époque des châteaux forts.