Autrefois, on obligeait les prisonniers à réciter un recueil de psaumes, on disait alors : « mettre au psaltérion ».

C’était donc mettre au psautier (recueil de psaumes), mettre en pénitence, en un lieu où l'on a le temps de méditer, et de se repentir, et de réciter un « psaume » sans risque de se voir interrompu...

Plus tard on remplaça les psaumes par un violon destiné à calmer les loisirs forcés de ceux qu’on y qu'on y enfermait.

C'est de cet usage, qui remonte au temps de Louis 11, qu’on a appelé « violons » les prisons temporaires annexées à chaque corps de garde de la ville.

Le peuple, dans son humeur gauloise, profita de l'équivoque, et, voyant le psaltérion passé de mode, y substitua le violon, qui était devenu le roi des instruments. Au lieu de dire mettre au « psaltérion », il dit « mettre au violon ».