Déception. On m'a eu, trompé, possédé

Ne fait pas référence à la friandise si appréciée, mais à un duo de clowns célèbres à la fin du 19e siècle : « Footit et Chocolat ».

George Tudor Hall, dit « Footit » (1864-1921), était d'un blanc farineux. Il symbolisait le pessimisme, le cynisme, la bêtise sociale et il harcelait méchamment son malheureux partenaire Raphaël Padilla, dit « Chocolat ». Ce dernier, grimé en nègre, toujours victime de l'autre, se lamentait à tout bout de champ en s'écriant : « Je suis chocolat ! »

La deuxième explication, vient des joueurs de bonneteau, cet attrape-nigaud, jeu de trois cartes que le bonneteur mélange après les avoir retournées, le joueur devant deviner où se trouve une de ces cartes).

C'est grâce à un compère du bonneteur qui « gagnait » régulièrement, que les joueurs étaient incités à tenter leur chance et à se faire plumer.

Le rôle de ce compère était de « faire le chocolat », c'est-à-dire de jouer l'appât, la « sucrerie » qui attire le nigaud.

Par extension, « le chocolat » était le joueur ainsi pris dans la nasse et trompé par les tricheurs.