Être sentimental. Par extension, être naïf.
Cette expression contient un adjectif composé qui est extrait d'une locution parfois encore employée « cultiver, aimer... la petite fleur bleue ».
Dans le langage des fleurs, le bleu pâle exprime une tendresse inavouée, discrète et idéale.
Il faut remonter à 1811 et à une oeuvre du jeune écrivain allemand Novalis, pour trouver l'origine de cette expression.
Dans son roman inachevé Novalis évoque à sa manière la légende d'un trouvère médiéval qui, parti à la recherche d'un idéal, découvre la fleur bleue symbole de la poésie.
Les Allemands parlent d'ailleurs de « die blaue Blume der Romantik » ou « la fleur bleue du romantique ».
En traversant le Rhin, la fleur bleue a un peu changé de sens, puisque de la poésie, elle a été associée à une sentimentalité mêlée de naïveté.