Du grec « Ka-non » (règle)

Il y eut une telle profusion de textes relatant la vie du Christ qu'il fallut, à un moment, faire le tri dans tous ces « Evangiles ».

Vers l'an 200, l'Église entreprit un long travail pour fixer la liste des livres authentiques et éliminer tous les écrits faussement attribués aux apôtres.

C'est le synode de Rome de 382, sous le pape Damase, qui établit cette liste officielle ou « canon ». Ainsi, les textes dits « canoniques » sont ceux que l'Église a officiellement reconnus comme « inspirés » et s'approchant de la perfection.

Il en allait de même en matière de beauté et de perfection plastique, comme l'exposa Polyclète dans son « Canon », car, pour les Grecs, l'expression de la beauté coïncidait avec la vertu, la beauté du corps renvoyait à la vertu intérieure.

La beauté, ambition suprême de l'artiste, impliquait l'harmonie parfaite. Ainsi calcula-t-on ces proportions absolues (le corps mesure sept fois la tête ; front, nez, menton sont de longueur égale, etc.).

Les « canons de la beauté » : règles de bonnes proportions qu’observaient les sculpteurs antiques pour modeler des statues magnifiques.

Une fille « canon » est une jeune femme dont le physique correspond à cette perfection mais aussi une allusion au « canon » (arme de guerre) qui par le bruit qu’il fait, passe rarement inaperçu.