Gaye-Mariole était une sorte de géant, d'une force herculéenne, qui s'engagea dans les armées impériales.

Surnommé « l’indomptable », il était sapeur et accumulait les exploits guerriers. C'est lui qui servit de modèle pour le sapeur de l'Arc de Triomphe du Carrousel à Paris, et encore lui qui figure dans La Distribution des Aigles, tableau de David. Il serait également à l'origine de l'expression «faire le mariol" (sans le e final), qui signifie: se faire remarquer, attirer l'attention.

Après la bataille de Friedland, Napoléon passa les troupes en revue. Au commandement « Présentez... armes ! », le colosse perdit tous ses moyens, troublé par la présence de l'empereur en face de lui. Il oublia de prendre son arme.

Comme Napoléon avançait, Gaye-Mariole, éperdu, saisit un petit canon sans affût et présenta ainsi les armes. « Ah, sacré Mariol » se serait exclamé l'empereur en reconnaissant le sergent sapeur.

Cette explication est trop belle pour plaire à tout le monde. Certains historiens font en effet remonter l'expression au moins au 15ème siècle. « Mariol » aurait fait partie du vocabulaire les mots italiens qui eurent leur vogue en France.

Dans le dialecte vénitien « mariolo « voulait dire petit malin.