Contrairement à ce qu’elle sous-entend, l’expression, très familière « je me la paierai bien » ne trouve pas ses origines dans la prostitution.

C'est un exemple de la corruption d'une expression de l'amour courtois qu’il était question lorsque cette expression est née au moyen-âge.

En effet, dans l'amour chevaleresque, le fait d’arriver à toucher la chevelure de sa dulcinée, était un acte fort, une manifestation presque déplacée de l’amour qu’on éprouvait pour une femme.

Il n’était absolument pas question d’argent, mais bel et bien de coiffure, et plus exactement de « peigne ».

C’est ainsi qu’à l’origine, après avoir touché les cheveux de sa belle, le chevalier amoureux n’osait espérer « pouvoir la peigner »

L’expression « je la peignerais bien » a été trivialement déformée au fil du temps le bassement connoté « je me la paierais bien » beaucoup moins chaste et romantique.